L’intelligence émotionnelle se développe en grande partie chez l’enfant en bas âge jusqu’à l’âge de 6 ans, et une partie infinitésimale quand l’enfant atteint l’âge de l’adolescence.
Les premières émotions sont celles que nous connaissons envers nos parents (relation mère-enfant et père-enfant). Ce qui explique ainsi les importants écarts émotionnels que l’on peut observer d’un individu à un autre.
Nous constatons que très peu de gens se servent de leur intelligence émotionnelle pour mieux gérer le quotidien, car pour eux les émotions sont opposées à la rationalité et donc à la notion même d’intelligence. Le concept d’intelligence émotionnelle reste donc un vrai paradoxe.
Ainsi dans de nombreuses organisations ou entreprises, avoir des émotions est encore synonyme de faiblesse.
Au sein des entreprises, les salariés sont très mal vus par leur entourage professionnel s’ils laissent apparaître leurs émotions et sont donc invités à les laisser “à la maison”.
En effet, leurs émotions peuvent influencer leur jugement dans la prise de décision, car elles ne sont basées que sur des raisonnements irrationnels.
La plupart des salariés déclarent percevoir et ressentir que peu d’émotions sur leur lieu de travail, sans doute par une fierté exagérée.
Pourtant quelque soit leur niveau hiérarchique au sein de l’entreprise : dirigeant, cadre supérieur, cadre RH, cadre, consultant, commercial, comptable, assistante, gestionnaire, peuvent tous témoigner de leurs expériences face à des situations telles que : la colère, l’énervement, l’incertitude, le découragement ou la démotivation.
Ainsi le manque de communication et le "non-dit" engendrent des dégâts considérables allant jusqu’à l’installation des conflits entre les individus. Ces symptômes sont fortement présents et apparaissent lors d’interactions quotidiennes.
Il semble alors pertinent de donner une autre dimension à l’intelligence émotionnelle de chacun pour qu’il puisse s’épanouir et donner ainsi le meilleur de lui-même. Ainsi l’intelligence émotionnelle est la capacité de chacun à comprendre ses émotions, et de pouvoir les gérer en fonction des événements extérieurs.
Cependant, être en mesure de faire face aux réactions qui découlent des émotions est un exercice auquel chacun doit s’entrainer pour comprendre son propre mécanisme interne : c’est prendre conscience de la situation qui déclenche l’émotion et la réaction qui s’en suit (la joie, la peur, la colère, la tristesse, etc.)
Qu’appelle-t-on l’émotion