Cela fait plus de cent ans que les premiers tests de mesure de l’intelligence ont été mis au point en France, ils ont aussi traversé l’Atlantique pour y trouver la reconnaissance internationale et l’appellation de Quotient Intellectuel. Au fil des années, ce Q.I a subi de nombreuses révisions afin de tenir compte des différences culturelles et de donner des résultats comparables entre eux. En se généralisant, il a gagné une aura quasi magique d’étalon universel de l’intelligence immuable tout le long de la vie et représentatif de la valeur de chacun.
Pourquoi un Quotient Intellectuel et pas un Quotient de Beauté par exemple ?
Petit à petit, le Q.I s’est imposé dans les écoles, puis dans les cabinets de recrutement où l’on était trop heureux de disposer d’une mesure « scientifique » de l’intelligence. Dans les années 1960, son hégémonie voir sa dictature a été remise en cause.
Sans doute le test permet-il de prévoir la réussite scolaire des enfants dans un système qui privilégie les mathématiques et l’abstraction. Mais il n’évalue pas la capacité d’adaptation d’un individu sur son lieu de travail et ne prend pas en compte son aptitude à négocier, réagir, comprendre les autres ou à se maîtriser lui-même.
Aujourd’hui, on se pose la question suivante : « Si des esthéticiens avaient l’idée de calculer un Quotient de Beauté en faisant de savants calculs selon la largeur des hanches, la longueur du nez, chacun s’esclafferait. La beauté est une qualité par trop subtile pour être exprimée par un nombre. Pourquoi ne s’esclaffe-t-on pas plus fort devant ceux qui présentent le « I » de Q.I comme initiale d’intelligence ? » ! !